La maison
Je ne suis jamais des deux côtés de la même table.
Je conduis des audits pour le compte d’organismes certificateurs accrédités, et j’accompagne des organismes de formation. Ces deux activités peuvent se contredire.
Voici les quatre règles qui les séparent, ce qu’elles me coûtent, et ce que vous pouvez exiger si vous pensez qu’elles n’ont pas été tenues.
Version du 22 septembre 2026. Cette page fait partie intégrante des conditions de vente du conseil (article 9) : toute modification y est publiée avec sa date, et la version applicable est celle en vigueur à la date de votre commande.
Vous pouvez lire cette page comme une précaution juridique. Lisez-la plutôt comme ceci : c’est la seule raison pour laquelle mon expérience d’auditeur vous est utile sans vous être suspecte.
Et ce n’est pas un débat théorique : votre certificat conditionne l’accès à 59 % du chiffre d’affaires du secteur. Un certificat obtenu dans des conditions contestables est un certificat contestable, et donc un financement contestable.
Pourquoi cette page existe
Mon expérience d’auditeur est mon principal argument commercial : je sais ce qui est ouvert, dans quel ordre, et ce qui déclenche un constat. C’est aussi le principal risque de conflit d’intérêts de ce métier.
On ne peut pas vendre le premier sans traiter le second.
Un accompagnateur qui serait aussi l’auditeur de son client vendrait, en réalité, un résultat acheté. C’est interdit par les règles d’accréditation des certificateurs, et c’est surtout contraire à ce que la certification est censée garantir aux bénéficiaires de vos formations, qui sont, au bout de la chaîne, les seules personnes que tout ce dispositif protège.
Les quatre règles
Elles font partie du contrat de conseil : l’article 9 des CGV les énonce et renvoie à cette page, qui porte sa date de version. Elles vous sont donc opposables comme le reste du contrat.
Déclaration immédiate
Dès la signature d’un contrat de conseil, votre organisme est déclaré aux certificateurs pour lesquels j’interviens comme auditeur. La règle vaut pour tout client d’ETHITEK, y compris les dossiers tenus par l’une des deux consultantes du cabinet : je m’écarte de leur désignation comme des miens.
La déclaration est faite par moi, à l’initiative, sans attendre qu’on me le demande et sans attendre que votre dossier leur parvienne.
Écartement de la désignation
Je suis écarté de toute désignation sur votre dossier (initial, surveillance, renouvellement, extension) pour toute la durée de votre certification, et non pour la seule durée de notre contrat. Un délai de carence qui expirerait avant votre cycle ne protégerait rien.
Pas de recommandation de certificateur
Je ne vous oriente vers aucun organisme certificateur en particulier, et je ne perçois aucune commission, aucun apport d’affaires, aucune rétrocession de leur part sur les dossiers que j’accompagne. Le choix du certificateur est le vôtre ; je peux vous expliquer comment le faire, pas lequel prendre.
Pas de présence croisée
Je ne suis pas présent, à vos côtés, à un audit conduit par un certificateur pour lequel j’interviens comme auditeur. Être assis à côté de vous pendant qu’un de leurs auditeurs instruit un dossier préparé par l’un des leurs est une position que tout le monde remarquerait, à commencer par l’auditeur.
Ce que la quatrième règle coûte. La présence le jour de l’audit est une prestation à 790 € HT.
Chaque fois que cette règle s’applique, je renonce à cette journée. Concrètement, pour vous : soit vous retenez un autre organisme certificateur et la prestation est complète, soit vous gardez le vôtre et les 790 € HT de la présence sont déduits de votre facture.
Vous choisissez, et la garantie « certifié ou remboursé » reste acquise dans les deux cas : votre présence de dirigeant suffit à la condition 1. C’est précisément ce qui la rend crédible : une règle d’indépendance qui ne coûte rien n’est pas une règle, c’est une phrase.
Ce que je ne peux pas vous garantir
Une page d’indépendance qui ne dirait que du bien d’elle-même n’aurait aucune valeur. Voici ses limites.
Le choix de l’auditeur ne m’appartient pas
Je déclare et je me retire. C’est le certificateur qui désigne.
Je peux prouver que j’ai déclaré ; je ne peux pas décider à sa place.
Le milieu est petit
L’auditeur désigné sur votre dossier peut être quelqu’un que je connais. Cela n’a aucune incidence sur son jugement, et je n’ai aucun moyen, ni aucune intention : de l’influencer.
Aucune influence sur le résultat
Ma connaissance du référentiel améliore votre préparation. Elle n’améliore pas votre note.
La décision appartient au certificateur, et il n’existe aucun canal par lequel je pourrais la peser.
Une conséquence, dite franchement : je ne promets jamais la certification, ni un délai, ni un prix avant d’avoir mesuré. Si on vous promet l’un des trois, la question à poser est de savoir en vertu de quoi.
Un fait à ne pas cacher
Une certification d’auditeur AFNOR obtenue par le passé n’a pas été renouvelée à son échéance de janvier 2025. Elle ne figure donc plus nulle part sur ce site, et la formule « auditeur habilité » a été retirée de toutes les pages.
Ce qui reste, et qui est vérifiable : je conduis des audits pour le compte d’organismes certificateurs accrédités : plus de 450 missions depuis 2023, chiffre arrêté au 21 septembre 2026. C’est un fait, pas un titre.
Le parcours complet est ici, avec ce qui a été tranché et ce qui reste ouvert.
Les certificateurs pour lesquels j’interviens ne sont pas nommés sur ce site : les nommer engage leur image autant que la mienne, et cela suppose leur accord écrit. Tant qu’il n’est pas obtenu, la page reste muette sur ce point plutôt que d’anticiper une autorisation.
Si vous pensez qu’une règle n’a pas été tenue
Vous pouvez me demander, par écrit et à tout moment, la preuve de la déclaration de votre organisme aux certificateurs concernés. Elle vous est communiquée sous cinq jours ouvrés.
Si la réponse ne vous satisfait pas, la procédure de réclamation s’applique, et elle prévoit explicitement la possibilité de saisir un autre interlocuteur que moi. Vous pouvez également saisir directement l’organisme certificateur : un certificateur accrédité est tenu d’instruire un signalement de conflit d’intérêts, y compris lorsqu’il vise l’un de ses propres auditeurs.
Ce qu’il faut retenir
Je déclare, je me retire, je ne touche rien, et je renonce à la journée.
- Déclaration immédiate : dès la signature, votre organisme est déclaré aux certificateurs pour lesquels j’interviens.
- Écartement de la désignation : pour toute la durée de votre certification, pas pour la seule durée de notre contrat.
- Aucune commission d’un certificateur, d’un OPCO ou d’un éditeur. Le choix du certificateur est le vôtre.
- Pas de présence croisée : une règle qui me coûte 790 € chaque fois qu’elle s’applique. C’est ce qui la rend crédible.
- Ces quatre règles sont à l’article 9 des CGV : elles font partie du contrat, et vous pouvez en exiger la preuve à tout moment.